TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Annie Le Brun | Imperceptiblement le lichen tétanise l’espace

Publié le :

21 février 2005

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Catégorie(s) :

« Poésie d’un jour »


La_pluie_est_engourdie
Ph., G.AdC





« Le poids de notre existence creuse jusqu’à la fibre les chemins
que nous empruntons.
Au fond de la pierre, les racines du cœur.

Le chaos
La blessure
L’irréversible

La pluie est engourdie
Les mains s’arc-boutent aux palissades du froid
De la fronde des arbres s’échappent des oiseaux gris
Imperceptiblement le lichen tétanise l’espace. »


Annie Le Brun, Annulaire de lune, in Ombre pour ombre, Gallimard, Collection blanche, 2004, page 117.





■ Annie Le Brun
sur Terres de femmes

Chacun de mes masques scintillants
J’ai été un automne décisif
2 décembre 1814 | Mort du marquis de Sade (extrait de De l’éperdu)



■ Voir aussi ▼

→ la fiche de lecture de
Poezibao sur ce recueil
→ (sur Arcane 17)
une émission d’Apostrophes du 4 octobre 1988 autour d’Annie Le Brun





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2 réponses à “Annie Le Brun | Imperceptiblement le lichen tétanise l’espace”

  1. Hecate

    J’aime beaucoup ces quelques mots, pourriez vous m’en, nous en dire un peu plus sur cette auteure?
    Merci et… merci

  2. Pour en savoir un peu plus sur ce recueil (que j’ai acheté ce matin même), je vous invite à lire l’article de Florence Trocmé sur Poezibao, un très bel article que je viens de découvrir à l’instant. Absente de mon domicile ces quinze derniers jours, je n’avais pas encore vu que Florence avait mis en ligne un article sur cet ouvrage le jour même de mon départ en vacances.

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