TDF - La revue de poésie et de critique d'Angèle Paoli

Terres
de Femmes

Angèle Paoli | Piéve

Publié le :

06 février 2005

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Catégorie(s) :

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Je suis loin… Là-bas. Je marche dans le hameau de Piéve, près du clocher, au cœur du village. Mon ami Guidu m’écrit :


Cara Anghjula,

Je t’ai longtemps cherchée par les rues ensoleillées d’Aix-en-Provence. En vain… Je t’ai enfin trouvée. Ce soir. Sous le soleil couchant de Canari.

Guidu





Angele_paoli_canari
Anghjula, Place du Campanile, Piéve, Canari
Image, G.AdC



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7 réponses à “Angèle Paoli | Piéve”

  1. Cara Anghjula_____________
    En ce 9 juin 2005 !

    Aujourd’hui
    A Canari
    Il faisait gris
    Et je m’en viens
    Te prendre par la main
    à Amiens
    Pour rire sous les palmiers
    De nos rives ensoleillées
    Et te ramener
    Vers cette Terre
    Notre île hémisphère
    Celle de nos pères
    Bon anniversaire !

    Tanti baci
    Guidu_____________

  2. Marielle

    Je ne rivaliserai pas avec le poème de Guidu, le mien serait bien trop mauvais 🙂
    Alors je détache un tout petit morceau de mon coeur, je le pose au bout de mes doigts et je souffle de toutes mes forces pour qu’il ne se perde pas sur le chemin qui doit le conduire à Amiens. En le secouant un peu (il est parfois rebelle!), tu l’entendras te délivrer ces mots: JOYEUX ANNIVERSAIRE MICHELE!

  3. Yves

    Pour toi, Michèle, ma belle, cette chanson que j’ai chantée hier soir avec tous tes ami(e)s pour ton anniversaire et ton départ en pré-retraite.

    « Oui, c’est cela.
    Un éblouissement dans les mots anciens.
    L’étagement
    De toute notre vie au loin comme une mer
    Heureuse, élucidée par une arme d’eau vive. »
    (Yves Bonnefoy)

  4. Recevoir, partager, donner, découvrir,
    magie des mots qui viennent illuminer les miens.
    Pour ce rayon de soleil quotidien, cette chaleur, cette tendresse , merci.
    Alors tout simplement « Joyeux Anniversaire »

    Timidement je vous appelle Michèle

    Elisabeth

  5. Guidu

    CONCERTO DE L’ATLANTIDE POUR ANGHJULA

    Dans le studio tout éclairé
    Le piano fait le gros dos
    Tout seul je m’y suis installé
    Ecoute, écoute un concerto
    La lumière blanche a décliné
    Le clavier en éventail
    A les lèvres écarquillées
    Regarde, regarde le corail…

    Répétition
    Notes égrainées
    Orchestration
    Acidulée
    De l’eau qui coule
    En gouttes de jade
    Un son de houle
    Comme une cascade.

    Un seul accord en mi-mineur
    Ma voix à peine éraillée
    Une mélodie du bonheur
    Danse, danse, ma destinée
    Cette sonorité me fascine
    Une harmonie de l’Atlantide,
    Des effets de cocaïne
    Chante, chante c’est splendide…

    Mes boots bleues sur les pédales
    Le reflet des projecteurs
    En un climat de récital
    Pense, pense au bonheur
    Mes doigts légers sur de l’ivoire
    Retiennent la course des heures
    Vienne, vienne la gloire…

    Ce 9 juin 2006, bon anniversaire !

    Tanti baci
    Guidu________

    Voici le carton d’invitation pour ce CONCERTO !

  6. Merci, Guidu, je savais qu’il y avait une surprise tendre et attentionnée pour moi aujourd’hui. Je la découvre à l’instant, avec bonheur et émotion. Comme tous les cadeaux qui me viennent de vous. Merci, cavaliere.
    Alors, comme ça, vous avez troqué votre objectif pour un vieux piano dézingué qui m’invite au voyage au-delà des Colonnes d’Hercule. Vous me tentez, savez-vous ! l’Atlantide, encore l’un de mes vieux rêves fous, orchestré par la sauvage et indomptable Antinéa!
    Je souris en imaginant votre silhouette d’artiste pliée sur le clavier déjanté, et les boots bleues… Irrésistibles !
    Tanti baci, cavaliere.

  7. Très chère Angèle, comme vous ils sont nés un 9 juin, et ils ont écrit :


        Le port est encombré de péniches, de chalands, de cargos peints en rouge et en noir où l’on charge des corbeilles de citrons et d’orange, des fûts de vin et de vinaigre. De grands voiliers chargés de poteries, de sacs de grain, de corbeilles de figues sèches se balancent le long du quai. De gais grincements de cabestans, un brouhaha confus et joyeux, des claquements de voiles, des ploufs de rames, le cri des mouettes. La sirène du Luigi Rizzo, le petit bateau à vapeur qui assure le service entre Milazzo et Lipari, les appelle une fois, deux fois. […] Et voilà qu’au fond de l’horizon une, deux, trois, cinq îles émergent de l’eau ; là-bas au loin, le cône solitaire du Stromboli, très haut sur les flots agités, secoue sa longue crinière de fumée noire…

    Curzio Malaparte, La Tête en fuite ____

    ….
    Ce fut, un soir, en septembre,
    Vous étiez venus m’attendre,
    Ici même, vous en souvenez-vous ?
    A vous regarder sourire,
    A vous aimer, sans rien dire,
    C’est là que j’ai compris, tout à coup,
    J’avais fini mon voyage,
    Et j’ai posé mes bagages,
    Vous étiez venus au rendez-vous,
    Qu’importe ce qu’on peut en dire,
    Je tenais à vous le dire,
    Ce soir je vous remercie de vous,
    Qu’importe ce qu’on peut en dire,
    Je suis venu pour vous dire,
    Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous..

    Barbara, Ma plus belle histoire d’amour _____

    Bon anniversaire !

    Amicizia
    Guidu ____

    Ps: vous et moi nous aurions pu l’écrire, car nous l’avons vécu (passé incitatif!)

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