la galerie de portraits fête aujourd’hui un anniversaire.
Le centième portrait.
Construite sans faillir au fil des textes et des jours, cette galerie est une célébration. Célébration des femmes d’hier et d’aujourd’hui. Hommage inventif et astucieux débordant de clins d’œil tendres et malicieux comme nous les aimons. Une manière très personnelle pour le photographe, interprète de la beauté, de parler aussi de lui, de donner à voir, au-delà d’une indubitable passion du féminin, son amour de l’art et son talent. Cette galerie « visages de femmes » -j’en atteste – est bien à l’image de son créateur. Un miroir de l’âme. Kaléidoscope du temps, elle est quête d’éternité.
Angèle Paoli
« Je me promène souvent dans les images comme dans les villes. Elles sont lieux de rencontre où l’on voit. Car chacun construit sa propre histoire d’amour et de mort avec celle des autres. J’entre en elles au hasard, m’y installe, et tout peut commencer.
Longtemps j’ai cherché le chemin pour arriver à la maison de l’image. Elle se dressait massive mais interdite. Son territoire était de la terre et du ciel – d’abord de la terre, le ciel n’étant donné que par surcroît. Vrai continent de solitude au flanc de la colline, elle poussait ses racines à faire surgir des murs une parole de récitante inaudible pour moi. Trop de distance. Dans le temps et l’espace, il fallait trouver le passage. »
Sylvie Fabre G., Le Génie des rencontres, Éditions L’Amourier, 2003, page 29.
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